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Il était question dans ce premier Yulbiz des « pratiques de la Net génération » et la discussion s’est finalement orientée autour des problématiques d’identité numérique. Un cheminement qui est somme toute assez logique puisque la première problématique de ces générations est d’entrer sur le marché du travail.
13 personnes réunies à l’Omnia pour l’occasion.
Un duplex pour lancer le tout avec Philippe MARTIN, from CA.
Un tour de table révélateur de la diversité des profils concernés par ces problématiques (étudiants, des membres de l‘association OneID, professionnels de l’information, …).
Et, le plus important finalement, un moment convivial autour d’un verre !
Facebook était sans conteste l’outil cité par le plus de personnes dans les pratiques du Web 2.0 hier soir. Entre une utilisation ludique pour certains et une utilisation professionnelle pour d’autres, il existe cependant, pour quelques uns, un réel questionnement quant à l’intérêt et la façon de l’utiliser. Très logiquement, les échanges se sont portés ensuite autour du contenu de l’internet aujourd’hui et des difficultés résultantes des technologies du Web 2.0 : Trop d’information, comment repérer la pépite ? Comment la qualifier ?
En fait on constate que les nouvelles générations, décrites par la littérature sur le sujet comme étant des « AS » des nouvelles technologies « les générations Internet ou millénials » abordent ces nouvelles technologies de deux façons :
- La crainte : ils ont peur de cette technologie, ne sachant pas réellement comment les informations divulgiées sur le web seront visibles ou utilisées. Les membres de cette génération se limitent ainsi au strict minimum de l’usage d’internet. Dans l’idée Internet représente un risque et donc il faut apparaître le moins possible.
- L’abus : ils utilisent les outils de façon extrême sans se préoccuper du devenir des informations qu’ils mettent à disposition. Et dans ce cas les recruteurs ont la joie de voir fleurir en résultats sur Google une floppée de commentaires et de photos toutes plus « limites » les unes que les autres.
Les X présents, enfin proches des Y quand même… adoptent pourtant le problème dans l’autre sens avec un regard méfiant sur ce que permet les nouvelles technologies mais surtout ce que cela induit. Il y a toujours en transparence derrière la nécessité de se rendre visible sur la toile, de façon à mettre en avant ses compétences, à entrer dans des communautés,…
De fait les préoccupations sont différentes entre les X et les Y ; Pour les premiers il s’agit de valoriser une expérience alors que pour les autres il s’agit dans le court terme de trouver du travail, sans nécessairement voir l’intérêt de créer et de gérer de façon durable une réputation visible sur Internet.
Enfin les nouvelles technologies entrent de différentes manières dans l’entreprise. Ce qui a été mis en avant lors de ce Yulbiz c’est la difficulté à trouver, cibler des compétences. Une préoccupation que doivent désormais avoir les DRH pour recruter les talents et découvrir et mettre en évidence les compétences, les richesses internes.
Un premier Yulbiz qui a permis de mettre en évidence les questionnements autour des véritables pratiques d’Internet des nouvelles générations et de la réalité du Web 2.0 en entreprise.
Rendez-vous pour une seconde édition le 3eme mardi du mois de décembre.
Le lieu sera mentionné plus tard, sur le groupe Facebook.
novembre 19th, 2008

L’idée de ce billet m’est venue suite à ma participation à la présentation de Benoit Bréard du 9 octobre 2008 intitulée Panorama des ressources électroniques : Chercher du web juridique dans le cadre des Journées de la Culture Numérique organisées par la Bibliothèque Vauban à l’Edhec (Université catholique).
Les bases de données juridiques étant souvent peu simples pour la recherche d’information, le débat entre l’intervenant et les participants (enseignants, professionnels, documentalistes) a “dérivé” sur le mode de recherche d’information des étudiants voir donc des jeunes juristes. Pour précision, l’intervenant est responsable de la documentation dans un grand cabinet d’avocats sur Paris (Shearman & Sterling) et secrétaire de l’association Juriconnexion. Le constat est le suivant : Google reste la référence pour la recherche d’information pour la Génération Y. Mais le problème est que la recherche d’information en droit doit être très précise et à jour, les lois évoluant constamment. Que faire ? Former ! Former les étudiants aux différents outils de recherche et à l’importance d’une bibliographie soignée. Mais aussi, comme cela a été notre démarche à l’ESC Lille, s’adapter à leur manière de rechercher de l’information (une seule fenêtre de recherche comme sur Google et non plus directement la distinction entre Auteur, Titre, Mot du texte…
Un mot sur l’intervention de Benoît Bréard : celle-ci m’a bien aidée à saisir la différence entre les éditeurs juridiques et les publics visés :
- Lamy : public professionnel,
- Dalloz/Francis Lefebvre, Lexis Nexis : public académique.
Il était intéressant de se rendre compte que les professionnels étaient en demande d’informations et de synthèses rapides car , comme l’indiquait le directeur juridique d’un grand groupe de télécoms, la réponse à la question de la Direction générale doit être presque instantanée. Le juriste d’entreprise a donc besoin de bases de données lui permettant cette réponse rapide. Quand le monde professionnel travaille avec le monde académique, la qualité du travail est reconnue par les professionnels mais le reproche du délai trop important est évoqué régulièrement. Nous avons donc là deux mondes qui ne fonctionnent pas au même rythme mais des passerelles sont possibles : des travaux de réflexion sont demandés par des professionnels à des enseignants-chercheurs.
Donc les éditeurs juridiques historiques doivent se positionner parmi ses différents acteurs (juristes professionnels, enseignants, étudiants, documentalistes) mais aussi parmi les nouveaux acteurs : nouveaux éditeurs juridiques (Lexbase, Lextenso…), les bases de données officielles (Légifrance…) et les outils Web 2.0 (blogs et wikis). Leur histoire fait grandement partie de ce positionnement sur le marché.
octobre 29th, 2008

Startpage My ESCLille
Pourquoi donc avoir œuvré à la mise en place d’un tel projet dans notre établissement ? En quoi cela consiste-t-il ? Quels sont les développements liés à la bibliothèque 2.0 ? Quels liens avec l’animation de communauté ?
Toutes ces questions je compte bien y répondre !! On s’installe donc confortablement et l’on se concentre. Vous connaissez tous et toutes ce slogan d’une grande marque “vous ne viendrez plus chez nous par hasard” et bien chez nous si :-).
Le but du jeu c’est bien entendu de multiplier les accès aux ressources, aux services de la bibliothèque : tous adeptes de la serendipité !
Eh non, il ne sera pas obligatoire de se rendre sur le portail de la bibliothèque pour rechercher des informations. L’ensemble de notre public pourra aussi le faire depuis la plateforme collaborative MY ESCLille.
Cette plateforme conçue à partir de la suite collaborative Google Apps pour l’éducation comprend (Gmail, Google agenda, Gtalk, Google Docs, Google vidéo) et également un moteur de recherche qui permet la recherche dans les ressources web mais aussi dans des ressources numériques de l’établissement. Iil suffira de sélectionner les ressources : bases de données, site, blog… intéressantes pour notre public. Dans un prochain billet je vous parlerai plus précisément de ce travail en cours de réalisation avec le moteur Google Search Appliance. Cette page est profilée et personnalisable grâce à des widgets. Chaque utilisateur peut rajouter des services proposés par l’établissement et ceux mis à leur disposition par Google. Le travail des Geemiks est donc de proposer des widgets (services, outils) concernant la bibliothèque : état de leur compte lecteur, flux du blog “s’informer pour se former”, des ateliers de formation, recherche dans la bibliothèque, widget des différentes bases de données bref… d’imaginer des services à valeur ajoutée disponible pour leur public sur la plateforme My ESC Lille mais aussi sur d’autres (Yahoo!, Netvibes…)
Vous vous souvenez de l’idée de départ… ils viendront chez nous par hasard !!
Quel lien avec l’animation de communautés me direz-vous ? Notre projet à terme est bien entendu que les différents membres de nos communautés thématiques échangent, contribuent à la création d’une base de connaissances dans un domaine en étant acteur/producteur (évaluer des sources, partager /proposer des ressources/sources). Mais contribuer et échanger ne va pas de soi ! Il faut donc faciliter d’abord l’accès aux ressources, apprendre à échanger, partager de l’information avec sa Geemik et les autres membres d’une communauté pour permettre à terme la construction d’une intelligence collective, le développement d’un catalogue enrichi grâce à tous nos lecteurs !
Cette plateforme collaborative va donc faciliter l’animation des communautés (connaissance de leur emploi du temps, des travaux à réaliser, création de Google groupes pour apprendre à échanger des sources et des documents, envoi d’information autrement que par le mail !) si si on peut communiquer autrement
; suivre une actualité via les flux…
Le dispositif d’animation de communauté se met donc en place progressivement avec le déploiement de cette plateforme, le développement de widgets spécifiques à la bibliothèque et la création pour mars 2009 d’un google interne sur toutes les ressources du campus. (Ressources de la bibliothèque, base de données, ressources de la plateforme pédagogique…)
Alors oui je le répète le but est effectivement qu’ils viennent chez nous par hasard !
octobre 13th, 2008
Je profite de ma présence à une conférence donnée par
Olivier ZARA, pour
RESIM hier, autour du
Personal Branding, pour partager avec vous ce que nous mettons en place nous aussi
.
Depuis quelques années maintenant nous accueillons au sein de l’école des générations d’étudiants tous ou presque experts en Facebook, en Myspace, en Skyblog,.. supports sur lesquels ils ont souvent tendance à s’épancher majestueusement sur leur quotidien, et autres jouissances de la vie, photo, vidéo,… à l’appui. De vrais magiciens, usant de ces outils pour garder près d’eux un réseau d’amis, de potes, de rencontres… Nous sommes donc loin de cette idée de frilosité des “Français” à s’exposer sur la toile. Question de génération sûrement.
Nous sommes bien d’accord pour dire que le recrutement en France aujourd’hui et de plus en plus dans les jours, mois et années à venir, va passer par une vérification de l’identité numérique des candidats. C’est le cas aux Etats-Unis, ça deviendra incontournable en France.
Tout notre travail consiste donc d’abord à sensibiliser notre public, ces futurs managers, à l’importance de gérer son identité numérique, leur faire prendre conscience que sans être nécessairement auteur, sans nécessairement publier quelque chose, ils ont déjà sûrement été cités à un moment donné, tagués… Qu’ils le veuillent ou non ils ont une identité numérique créée ou subie. A eux de devenir de réels gestionnaires de leur identité numérique et de ne pas la subir.
Au même titre que nous avons affaire à des générations “wikipédia”, “zap”, qui n’ont pas un recul dans l’appropriation de l’information, ces mêmes générations ont aussi tendance à “ABUSER” des outils et ne se rendent pas compte du potentiel danger que représente pour eux la publication d’éléments particulièrement tendancieux sur leur profil. C’est à nous donc de partir au front de façon à ce qu’ils soient conscients des risques et utilisent les outils qui leur sont mis à disposition à bon escient. Cette mission commence dès l’arrivée des étudiants et continue tout au long de leur présence au sein de l’établissement.
Au delà de la sensibilisation c’est aussi l’accompagnement de ces générations dans la création et la gestion de leur identité qui nous anime. En effet nous ne pouvons pas simplement les sensibiliser mais nous nous devons de les aider à se créer une identité en utilisant différents outils, en leur donnant toutes les clefs nécessaires pour qu’ils apprennent à gérer eux-mêmes cette visibilité.
Et comme la gestion passe inévitablement par la surveillance de ce que l’on dit de nous sur Internet, la 3eme phase de formation contribuera non seulement à la promotion de leur identité mais aussi à la mise en place d’outil, d’alertes (flux RSS, alerte Google,…) de façon à connaître ce que l’on dit d’eux et les faire réagir.
Nous, Geemiks, nous prenons le pas et mettons à profit notre expérience des outils utilisés dans la gestion de notre propre identité numérique, partageons avec ces publics notre expérience, de façon à ce que cela soit profitable à d’autres.
Nous avons ainsi accueilli des étudiants qui suivent à la fois un cursus d’école de commerce et d’école d’ingénieur, pour leur journée d’intégration. Au programme : 1) Comprendre que l’on peut trouver de nombreux éléments d’information sur les personnes, en utilisant n’importe quel moteur de recherche, 2) définir sa personnalité à travers des tags et la découverte de l’autre, 3) appréhender les outils mis à disposition pour développer sa visibilité sur internet et 4) savoir surveiller ce qu’on dit de nous.
Cette journée s’est révélée très révélatrice pour eux mais aussi pour nous puisque nous les avons fait travailler sur les “GEEMIKS”.
Nous sommes en parfaite adécquation avec la proposition d’Olivier ZARA en ce qu’il propose 3 phases que vous aurez bien évidemment reconnues à travers nos activités :
- mieux se connaître
- mieux se faire connaître
- mieux se faire reconnaître
Les avis sont les bienvenus !
octobre 3rd, 2008
Je me suis rendue Mardi 23 septembre à La Cantine Paris pour assister à l’atelier “anonymat” du programme Identité Active de la FING.
Pour animer cet atelier, 3 personnalités représentant :
- l’étude du sujet (enquête, statistiques…),
- le droit
- les technologies
Animation : Arnaud Belleil (cecurity.com) avec la complicité de l’équipe Fing
Intervenants :
- Bruno Rasle, administrateur AFCDP, auteur du Livre Blanc “Anonymisation des données” de la société Cortina – Groupe ARCA
- Olivier Iteanu, avocat à la cour, auteur de l’ouvrage “L’identité numérique en question” (Eyrolles, 2008)
Je considère que toutes les réflexions autour de l’identité numérique nous concernent pour élaborer notre projet d’animation de communauté et cela sous deux aspects :
- Communiquer, échanger, partager : difficile d’envisager un tel pari sans répondre à ces concepts de base. Nous ne parlons plus de communication par email mais de communication dans les réseaux, donc de visibilité.
- Gestion de l’identité numérique : cela implique que tous les membres de la communauté soient conscients des avantages et des limites de gérer une ou plusieurs identités en ligne. Il me semble donc incontournable de pratiquer une véritable éducation à l’identité numérique.
L’anonymat c’est la décision d’un individu de ne pas dévoiler ses données.
L’animation de communauté est un projet exaltant mais il ne peut se faire sans avoir conscience des limites d’une communication respectueuse des membres et de leur souhait, mais aussi savoir ce qu’il est possible de faire des données d’autrui.
Les participants à l’atelier ont donc décortiqué le concept d’anonymat au sein de l’identité active en trois temps :
- Le paysage de l’anonymat :
- quels sont réellement les usages de l’anonymat dans la vie quotidienne ?
- quelques définitions autour des notions d’anonymat réversible et irréversible
- Le pseudonymat n’est pas l’anonymat
- Les limites de l’anonymat : rester anonyme sur le web, est possible ? Est-ce réellement utile ?
- Une intervention très instructive de maître Olivier Iteanu sur “l’anonymat est-il juridiquement un droit sur internet”. A ce propos je vous conseille la lecture de ce billet extrait de son blog “Droit, technologie, ect…”. On ressent suite à cette intervention la véritable nécessité de garantir à la fois sa réputation en ligne et une non-usurpation de son identité.
- Les nouveaux usages de l’anonymat : compte tenu de la prolifération des nouveaux services en ligne, des données personnelles qui circulent, comment l’anonymat peut-il être encadré ?
- Techniques et technologies d’anonymisation : glossaire de l’anonymisation, question autour d’un projet d’anonymisation, référentiel d’outil d’anonymisation (P.E.T, onion routing…)
- Dés-anonymisation, ou quand l’anonymat transpire l’identité : les limites résident dans la confiance que l’on accorde dans les technologies citée ci-dessus à partir du moment ou il n’existe pas de moyens d’en mesurer la robustesse. La C.N.I.L n’impose pas de méthode, seul le résultat compte. Il devient donc difficile pour des organisations de s’appuyer sur des bonnes pratiques.
La question, au vue, de tous ces débats serait : pourquoi veut-on préserver un anonymat en ligne qui existe de façon naturelle ?
Préserver son anonymat en ligne me semble à la fois chronophage et nécessite un minimum de connaissances techniques.
A-t-on besoin alors d’une réelle formation à la gestion de son identité numérique ? Exiger un “droit à l’anonymat” est-il donc utopique ?
Il reste néanmoins des données en ligne que l’on imagine pas autrement qu’anonyme comme les dossiers médicaux et tout ce qui concerne la santé d’un individu.
Alors, dans une société où nous devenons souvent si impudique en ligne, est-il vain de réclamer l’anonymat ? Faut-il exiger le droit de l’exercer dans des conditions bien particulières et encadrées pour éviter les dérives comme la diffamation ? N’est-il pas trop tard pour y réfléchir puisque apparemment aucun système n’est assez fiable pour garantir l’anonymat ?
Devant l’absence évidente de réponse unique et claire, je maintiens qu’une éducation à sa propre identité numérique mais aussi à celles des autres devient de plus en plus incontournable pour que notre citoyenneté virtuelle s’organise de façon éclairée.
Pour résumer, voici une map très instructive à propos de nos données personnelles sur le web (inspiré d’un slide diffusé lors de l’atelier) :

MAJ du 19/11/2008 : toute la synthèse des débats et présentations ici !
octobre 1st, 2008