Posts filed under 'Evolutivité'

AquaBrowser & Co

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Il y a environ un mois, j’ai été invitée par l’ENSSIB et l’ADBS pour discuter du moteur de recherche que nous avons mis en place : AquaBrowser. Dans le cadre d’une plus grande convergence dans les bibliothèques entre web 2.0 et services aux usagers, les OPACs estampillés 2.0 commencent à fleurir et AquaBrowser en est un des représentants les mieux implantés. Nous l’utilisons depuis décembre 2007 et la facilité d’utilisation est sans comparaison par rapport à notre moteur de recherche antérieur. D’ailleurs, pour le côté historico-nostalgique, vous pouvez vous amuser à faire une recherche (je conseille personnellement : “marketing”) sur cette page (merci webarchive, c’est l’ancienne version de notre site) et sur notre moteur de recherche actuel. Les résultats parlent d’eux-mêmes, je pense qu’on peut se passer d’un long discours. J’ai presque envie de refaire une recherche sur les deux tiens, pour rigoler… allez, essayons “finance d’entreprise”…

Bye bye donc le multi-critères obscur, le temps de réponse trop long, le “pas-de-résultats-vous-êtes-un-peu-nuls” et l’affichage gai comme une feuille d’impôts ! Ceci dit, ne soyons pas trop sévères, nous avions quand même un moteur de recherche web et le graphisme n’était pas mal pour l’époque, mais si l’on compare à ce qu’on peut faire maintenant…

Je ne peux que conseiller aux bibliothèques intéressées de se lancer, ce n’est ni coûteux ni compliqué ! Pour tous les détails sur ce projet, vous pouvez consulter la présentation que j’ai proposée lors du module de formation ENSSIB sur AquaBrowser (27 janvier) et lors de la journée ADBS sur les OPACs nouvelle génération (28 janvier).

Add comment mars 5th, 2010

Degré de connectivité et évolution de la Médiathèque

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Dans mon précédent billet “Geemik, un néologisme qui traduit une nouvelle vision de notre métier“, j’ai terminé le post en vous promettant un schéma qui résumerait toute cette évolution en cours chez nous et ailleurs. Nous l’avons  imaginé suite à la lecture de “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires” à partir du schéma sur le degré de connectivité web  publié par le Normura Research Institut (p.132).

Voici donc en image la mutation d’un centre, des fonctions et missions de toute une équipe,  les développements que nous réalisons (Système d’information, espace à créer, produits et services, type et format de formation…) en fonction du champ de réalité (= façon d’imaginer et de percevoir notre activité) et du degré de connectivité (technologique, humaine…)

Notre job consiste aujourd’hui à développer les champs de réalité (2 et 3) . Nous avons imaginé un espace pour échanger (qui sera inauguré mi-Janvier 2010), nous planchons sur comment mettre en relation, favoriser les connexions entre les personnes d’un réseau, créer des espaces et des supports pour faciliter le partage, l’échange et la contribution. Une étape préalable indispensable avant d’espérer aborder la prochaine vision (n°3) à savoir “connecter les savoirs”.

Add comment novembre 3rd, 2009

Les tribulations de Geemik Krine à Bordeaux - ADBS Aquitaine

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Sur l’invitation des membres du bureau de l’ADBS Aquitaine pour la journée d’étude « Documentaliste, ajoutez de la valeur à vos services », me voilà partie Mercredi après-midi avec armes (mon pc, ma clé 3G et ma grande babelle) et bagages pour Bordeaux !


5 heures de train pour peaufiner ma présentation et surfer (vive la 3G !) n’eurent pas raison de ma curiosité… 21h00, bagages déposés à l’hôtel, me voilà en train d’arpenter les larges rues de Bordeaux, charmée par cet odeur de pin, ces éclairages nocturnes et la tranquillité de la Gironde… La douceur de cette soirée m’aurait bien poussée à m’installer en terrasse pour déguster un verre de vin (et oui, il faut s’adapter ! la bière, c’est pour Lille), mais ces choses là se partagent et seule, le plaisir n’aura pas la même saveur !

Une bonne nuit réparatrice et Carlos JENART, membre du bureau de l’ADBS Aquitaine, vient me chercher à l’hôtel et me fait une magnifique visite de la ville via le Tram sur la route de Cap Sciences. Le temps est idéal.

Une quarantaine de personnes était attendues mais j’ai bien l’impression que l’ADBS Aquitaine a largement dépassé ses attentes.

Jean Michel a introduit la séance avec un exposé sur l’importance du concept de valeur ajoutée dans les centres de documentation. Je ne peux que le soutenir dans cette démarche : sortir de ses habitudes bibliothéconomiques, ne pas faire forcément comme les autres, s’interroger sur la réelle valeur que l’on apporte à nos usagers, rester simple et accessible dans ce que l’on propose sont autant d’objectifs que nous défendons aussi à Lille.

Laure Endrissi,  De L’Institut national de Recherche Pédagogique, avec “La veille scientifique et technique de l’INRP”, nous a fait un très bon retour d’expérience d’un projet né sur le papier en 2003, et dont les services de veille rencontrent un franc succès…et ce, pas toujours où elle et son équipe l’attendaient.
J’ai été frappée aussi de cette même importance (que pour nous les Geemiks), accordée à la veille technologique, aux tests, aux implémentations progressives. On constate aussi que l’organisation basée sur la polyvalence et la coopération, permet à une équipe restreinte (moins de dix personnes) de produire des services et des produits à haute valeur ajoutée.

Une agréable pause déjeuner sur les quais et riche en échanges précéda mon intervention. J’avoue qu’il est dur d’aller au front en pleine digestion (ah le fondant au chocolat !!).
Ma présentation du travail des Geemiks étaient moins axée sur la méthodologie mais plus orientée sur notre parcours et nos réflexions.

Les nombreuses réactions du public m’ont agréablement surprise.
Je me rends compte que nous, les Geemiks, évoluons, somme toute, dans un univers privilégié (même si nous nous confrontons à d’autres obstacles) : pas de marché public, une relative aisance dans la mise en place de nos projets, moins de freins budgétaires…

Et ceci est mon “coup de gueule” de cette journée ! Effectivement, lors de mes discussions avec des collègues employés dans certains services publics, je me suis rendue compte des lourdeurs et des blocages qui empèchent les équipes des centres de documentation de pouvoir optimiser leurs services : navigation sur Internet très restreintes due un un filtrage excessif des sites web (comment répondre aux questions des usagers, faire une recherche demandée, constituer un dossier… ?), des commandes de documents alourdie par des marchés publics, des fournisseurs qui ne correspondent pas toujours au mode de fonctionnement des documentalistes et freinent la réactivité des équipes !! Comment peut-on parler de valeur ajoutée, de performance, de services innovant si les professionnels ne bénéficient même pas de la base de leurs outils de travail. On parle de web 2.0 alors que certains de nos collègues n’ont même pas accès facilement au web tout court !! Les associations professionnelles pourrait peut-être amener le débat sur la place publique ?

Malgré tout, les réflexions des Geemiks ne sont pas éloignées de celles de leurs collègues, ni disproportionnées, ni illusoires. Ce genre d’échanges nous redonne à tous beaucoup d’énergie !

Je n’ai malheureusement pas pu assister (train oblige) à la dernière présentation de Elodie Giraud et Laeticia Escande, du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, sur “Services en ligne et valorisation des ressources documentaires : des services 2.0″ mais j’invite le participants à cette journée à en faire leur commentaire sur ce blog !

Merci encore à Daniel Pouyllau, Caroline Abela et le reste de l’équipe pour leur accueil et cette belle journée !

11 comments janvier 19th, 2009

Comprendre les usages et apprendre à intégrer les paradoxes : deux rencontres [épisode 2]

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Tout d’abord Philippe Mallein, sociologue au CNRS qui travaille dans le laboratoire des idées « Minatec Ideas Laboratory », basé au coeur du pôle d’expertise grenoblois « MINATEC » dédié aux micro et nanotechnologies. A l’origine de la méthode CAUTIC (Conception Assistée par l’Usage pour les Technologies, l’Innovation et le Changement), il a fait intervenir une équipe élargie (chercheurs en sciences humaines avec des ingénieurs) dans la conception de produits/services innovants pour donner un nouvel éclairage sur les significations d’usage pour l’usager afin de concevoir un produit/service mieux adapté, d’en évaluer l’impact et de déterminer le sens “social” de ces innovations. Ces travaux ont aussi porté sur les profils d’identités sociales et professionnelles. Pour évaluer les significations d’usage d’une innovation, il faut voir comment l’innovation va être intégrée dans les savoir-faire des utilisateurs ; dans leurs pratiques quotidiennes, qu’elles soient professionnelles, familiales, relationnelles ; dans leur identité sociale et dans son environnement. Je vous recommande vivement de lire ce document intitulé Usages des TIC et signaux faibles du changement social - paru en Mai 2007 mais également celui expliquant la méthode CAUTIC.

Autre rencontre programmée cette fois sur les conseils du premier, car étant originaire de la même région que moi “grand Nord”, il s’agit de Alain Derycke, Professeur des Universités en Informatique, Co-directeur du laboratoire TRIGONE USTL avec comme thématique de rechercheLes usages des activités collaboratives d’apprentissage“. A ce jour, conseiller scientifique pour le PICOM (Pôle de Compétivité des Industries du COMmmerce à Lille et notamment du projet P-learnet. Ce projet se focalise sur les apprentissages humains, formels et informels, au sein des organisations, de la chaîne de valeurs et des clients (BtoB et BtoC). J’ai donc décidé d’assister à la conférence que ce dernier donnait à TICE 2008 (Slides et présentation disponibles comme si vous y étiez !) le 28 octobre dernier à Paris sur le concept d’Intelligence ambiante ou AmI. En quelques Tags : Everywhere ; Everyplace ; Roomware ; Continuité ; Intéraction. La référence sur ce concept ; il s’agit de Rogers Y qui écrivait en 2006 « Nous devons concevoir l’intelligence ambiante comme le moyen d’augmenter l’intellect humain de façon à ce que les gens puissent réaliser de plus grandes prouesses et en étendre leurs capacités à apprendre, à prendre des décisions, à résoudre des problèmes complexes”. En fait l’intelligence ambiante regroupe un ensemble de technologies partageant des traits communs. Elle est la convergence de trois domaines :

  • Ubiquitous Computing, qui consiste à intégrer des microprocesseurs dans les objets de la vie quotidienne.
  • Ubiquitous Communication, qui permet à ces objets de communiquer entre eux et avec l’utilisateur.
  • Intelligent User Interface qui permet aux usagers de contrôler et interagir avec ces objets de manière intuitive.

Dans mon prochain billet (dernier de la saga), je vous exposerai ce que toutes ces discussions et la prise en compte de ces concepts pourraient apporter à l’univers de la bibliothèque : article prospectif …la science fiction appliquée à l’univers de la bibliothèque ? Non…pas si futuriste que cela vous verrez :-) !

Si vous avez raté le premier épisode de la saga c’est ici !

Add comment novembre 10th, 2008

Publier n’est pas jouer… avec son droit d’auteur

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Parce que nous sommes préoccupées par la liberté de circulation de l’information, nous ne pouvons pas passer à côté de ce phénomène de “licence libre“. Hier soir se tenait le 1er Salon des Créatives Commons, à La Cantine (lieu incontournable s’il en est). Une table ronde menée par l’équipe des Creative Commons et de certains utilisateurs de ces licences libres (Jamendo, Arte Radio, Dogmazik, la Ville de Brest et l’éditeur In Libro Veritas). Nous avons eu droit à une présentation du concept et des différentes licences que proposent les Creative Commons. Il existe plusieurs licences libres disponibles aujourd’hui (Creative Commons, Art libre, …). L’idée qui se cache derrière est la possibilité de publier des documents, des écrits, des vidéos, du son, en leur garantissant une paternité, tout en permettant une réutilisation de ces éléments par d’autres. C’est cette idée que ce que l’on diffuse et met à la disposition des autres va permettre d’ouvrir des portes, un débat, d’aller plus loin dans la réflexion. C’est bien cette idée qui nous attire. C’est comme considérer que ce que l’on pense est le résultat d’éléments piochés ici et là, au gré de nos recherches, de nos pérégrinations. C’est aussi considérer que les critiques sont bonnes à prendre et méritent d’être connues. Il ne s’agit cependant pas de perdre ses droits sur le documents que l’on met à disposition puisque toutes les licences libres sont construites dans le respect du droit d’auteur. Creative Commons License

Add comment octobre 16th, 2008

Bibliothèque visible, ubiquitaire et évolutive

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Add comment septembre 29th, 2008

Bienvenue dans le monde des Geemiks

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Et hop ! Après quelques mois de réflexion, nous lançons notre nouveau blog. Suite au lancement de notre dernier portail documentaire en décembre 2007, il nous est apparu indispensable de partager nos réflexions sur l’évolution de notre métier.

En effet, les différentes veilles que nous avons effectuées, à la fois pour sortir la dernière version de ce site, et l’aménagement d’un nouveau centre pour septembre 2009, nous ont poussé, de manière plus large, à approfondir une réflexion que nous menons depuis quelques année déjà sur l’évolution de notre métier.

Nous savons tous que l’avènement d’Internet a profondément modifié nos habitudes de travail ainsi que celles de nos usagers. Il a surtout modifié l’image de la bibliothèque et des centres de documentation, en général, comme ne plus étant un des vecteur principaux de ressources documentaires et d’information.

L’évolution vers un web 2.0 où l’internaute devient de plus en plus acteur de l’élaboration d’un contenu et de sa diffusion, la suprématie de Google, la multiplication des nouveaux services et outils sur le web ont résolument changé la donne de l’univers informationnel dans lequel le professionnel de l’information (documentaliste, gestionnaire d’information, bibliothécaire….) doit redéfinir son rôle, sa place et ses missions.

L’avènement de la  Net génération  marque un bouleversement dans les usages et les mode d’accès à l’information.

Ce blog propose de partager avec vous les réflexions, pensées, lectures, découvertes, usages et outils des Geemiks.

Add comment février 4th, 2008


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