Posts filed under 'Contribution'

Livre Blanc “e-reputation”

livre-blanc-e-reputation

J’ai eu le plaisir d’apporter ma petite contribution à une publication dirigée par Aref JDEY autour de l’e-reputation et pour ma part l’e-reputation des étudiants puisque nous “sévissons” toujours dans une école de commerce :-).

L’e-reputation est le versant « incontrôlable » de son identité numérique. La partie qui ne vient pas de nous mais des autres, sous forme de commentaires, photos, messages. Comme le rappelle Olivier ZARA cette e-reputation est parfaitement subjective. Cependant s’il ne nous est pas possible de la maîtriser, le jeu veut que l’on essaye de la gérer au mieux, d’éviter les débordements en étant le plus transparent possible, d’émettre suffisamment de signaux qui donneront le ton de ce que l’on veut faire.

Nous ne nous situons pas dans une normalisation mais bien dans la mise en avant d’une richesse de savoir-faire qui n’est souvent pas exploité par les diplômés au sortir de leur formation. Se créer autour de son identité une « aura » qui rappelle ses propres contenus, compétences, en alimentant (sans trop de bruit et sans trop de silence) les profils que l’on s’est créé sur internet. Justifier d’une passion en apparaissant dans des groupes, en alimentant un forum, en commentant des blogs qui en parlent par exemple, coupe court au doute.

C’est un exercice difficile et chronophage, comme le soulèvent nos étudiants, mais qui en vaut la chandelle. En étant suffisamment clair, ce que les autres disent de nous restera en adéquation avec ce que l’on aura semé.

Cela signifie aussi qu’il faut garder un œil sur ce que l’on dit de nous sur internet. Savoir que l’on apparaît dans le plus simple appareil quelque part, est nécessaire pour intervenir auprès de celui qui aura publié et être au courant de ce que les autres voient de nous.

Tout a une solution, le tout est de comprendre que nous sommes responsables de ce que nous publions et de comprendre que les usages qui sont fait de l’information que l’on poste sur internet sont souvent différents de ce que l’on aurait imaginé.

L’eau a coulé depuis ma collaboration à l’écriture de ce livre. Les étudiants ressentent souvent le besoin de se confronter à la réalité du marché. Aujourd’hui nous lançons le débat entre professionnels et étudiants pour qu’ils réfléchissent à une stratégie à mettre en place en fonction de ce qu’ils veulent faire. Nous essayons ensuite d’intervenir au mieux pour les accompagner dans l’exploitation des outils qu’ils auront choisis.

Je vous invite à venir partager avec nous à La Fusée à Lille ou sur le campus parisien de SKEMA-BS.

Ma modeste contribution à d’excellents textes dont voici le sommaire :

Un grand merci à Aref JDEY qui a su nous faire travailler tous ensemble – http://www.demainlaveille.fr

Add comment mars 8th, 2010

COLAB Veille du 22 janvier 2010 : co-production sur les pratiques de veille

colab-veille-du-22-janvier-2010-co-production-sur-les-pratiques-de-veille

22 janvier 2010 - RDV 9h à La Cantine pour une journée entière consacrée à la co-construction de prototype de veille.

Point de départ d’une journée menée avec brio, construite avec soin par Emilie OGEZ, Loic HAY, Christophe WILLAERT, Paul RICHARDET et moi-même, pour des contenus et des échanges plus qu’intéressants.

La principe : ouvert à tous à condition d’être acteur de cette journée, s’y sont croisés un public de novices et d’initiés aux questions de veille.

La première partie de la journée était consacrée à l’utilisation d’outils : Twitter, Yoolink, Knowledge Plaza, Pikko, Tattler, Pearltrees… Vous pourrez retrouver certaines présentation en ligne notamment chez certains éditeurs de produits comme Yoolink, mais aussi à travers le CR de la journée qui est en train d’être finalisé par les participants sur Etherpad.

L’après midi était quant à lui consacré à des sessions purement participatives. Le seul mot d’ordre : “dis moi comment tu fais et je te dirais ce que je fais”, autour de 2 ateliers : une carte des outils et pratiques de veille et la co-création d’un prototype de veille collective. En parallèle et sur la proposition des participants deux session de Barcamp se sont organisées. Le premier mené par Jérôme BONDU autour de l’humain dans un processus de veille et un autre mené par Sunny PARIS et moi-même autour de la veille en temps réel”.

Vous pouvez suivre aussi quelques réflexions émises par les participants sur Twitter en utilisant le Hashtag #colabveille. A suivre même sans inscription!

A savoir présentation menée par deux geemiks autour de Twitter pour la veille dispo en ligne ici, et et encore là...

Add comment février 1st, 2010

Le réseau, le travail collaboratif et l’atelier

le-reseau-le-travail-collaboratif-et-latelier

Dans le cadre de la Journée Juriconnexion de ce jeudi 3 décembre intitulé “Information juridique : situations de crise ?“(programme), j’ai été contacté pour intervenir sur un atelier d’une heure concernant les divers outils de réseaux sociaux pour rechercher et mettre en commun l’information. Ce contact a été possible grâce à Lionel Maurel alias Calimaq et son blog S.I.Lex, je l’en remercie. Nous étions donc deux pour cet atelier.


Nous ne nous sommes jamais rencontrés “en vrai”mais sur la Toile par blogs et commentaires interposés ainsi que par les réseaux sociaux. Par le biais de ce billet, je voulais vous faire par de cette expérience de travail et donc mettre en avant les outils de travail collaboratif.
Nous nous sommes donc appelés pour nous mettre d’accord sur le fil conducteur et avons ouvert un Google Doc pour les idées et un Google Presentation pour la présentation. Nous avions 2 semaines pour créer le support. Ayant tous les deux des emplois du temps chargés, nous nous y sommes vraiment mis à partir du 28 novembre, après la réunion de préparation de la journée par l’équipe de Juriconnexion, Lionel y était. Oui au fait, il est parisien et moi lilloise donc… Nous avons donc chacun travaillé aux documents pendant nos périodes plus creuses et le mercredi soir (2 décembre ;-) ensemble tout en chattant sur Google Talk pour s’échanger les idées. Et voilà, il est 23h et le document de l’atelier est prêt !
Rendez-vous à Paris Place Vendôme dans les locaux du cabinet d’avocats Clifford Chance le lendemain matin vers 8h30 ! Lieu très agréable, accueil chaleureux. Je demande si Lionel Maurel est arrivé, la réponse est positive. Je repère donc les badges bleus liés aux intervenants avec un café et un croissant à la main. Ça y est, repéré ! Nous faisons donc connaissance “en vrai’.
Et les présentations commencent introduites par la Présidente de l’ADBS :

  • Nouveaux fonds de données publiques (données des ministères, données parlementaires et données universitaires)
  • Table ronde : Mener un projet de valorisation de l’information juridique ou économique (l’exemple du cabinet  d’avocats Hammonds est très intéressant : présence sur les réseaux sociaux)
  • Buffet : excellent, qui nous permet à Lionel et moi-même de discuter et de revoir le timing de notre présentation
  • Construire son intranet, utiliser son wiki pour partager l’information
  • Installer, maintenir et rentabiliser son portail de veille juridique avec Rémy Nerrière et Arnaud Dumourier. A préciser : Arnaud est aussi une personne que je suis sur les réseaux et vice versa ; c’était sympa de le rencontrer également “en vrai”. Arnaud a présenté un outil à suivre Nouvelles droit.org, actualités du droit par l’association Droit.org.
  • Et nous : les divers outils de réseaux sociaux pour rechercher et mettre en commun l’information.

Nous avons tenu le timing, quelques petits bugs de connexion dûs aux paramètres de l’écran mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé.
Voici donc une expérience de travail collaboratif, Lionel devrait mettre à disposition notre présentation sous licence Creative Commons évidemment !

1 comment décembre 6th, 2009

Degré de connectivité et évolution de la Médiathèque

degre-de-connectivite-et-evolution-de-la-mediatheque

Dans mon précédent billet “Geemik, un néologisme qui traduit une nouvelle vision de notre métier“, j’ai terminé le post en vous promettant un schéma qui résumerait toute cette évolution en cours chez nous et ailleurs. Nous l’avons  imaginé suite à la lecture de “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires” à partir du schéma sur le degré de connectivité web  publié par le Normura Research Institut (p.132).

Voici donc en image la mutation d’un centre, des fonctions et missions de toute une équipe,  les développements que nous réalisons (Système d’information, espace à créer, produits et services, type et format de formation…) en fonction du champ de réalité (= façon d’imaginer et de percevoir notre activité) et du degré de connectivité (technologique, humaine…)

Notre job consiste aujourd’hui à développer les champs de réalité (2 et 3) . Nous avons imaginé un espace pour échanger (qui sera inauguré mi-Janvier 2010), nous planchons sur comment mettre en relation, favoriser les connexions entre les personnes d’un réseau, créer des espaces et des supports pour faciliter le partage, l’échange et la contribution. Une étape préalable indispensable avant d’espérer aborder la prochaine vision (n°3) à savoir “connecter les savoirs”.

Add comment novembre 3rd, 2009

Intinéraire d’une publication en ligne collective : “Cultivez votre identité numérique”

intineraire-dune-publication-en-ligne-collective-cultivez-votre-identite-numerique

Lorsques nous étions en train de préparer YOUontheWEB, les premières rencontres autour de l’identité numérique, l’idée a germé (et oui, nous sommes dans nos jardins depuis le printemps) de relayer l’événement par un guide pratique.
En effet, les conversations qui ont débuté avant sur les blogs nous faisaient pressentir que les seuls compte-rendus qui seraient publiés sur différents blogs ne seraient pas suffisants. A travers les questions qui émanaient des conversations, le besoin de vrais conseils pratiques ressortaient de plus en plus. Comment mettre le pieds à l’étrier des internautes qui commencent à être sensibilisés à l’identité numérique ? Qui pouvait prendre le rôle du conseilleur ?

La réponse fut vite trouvée : les Geemiks échangent et partagent depuis plusieurs mois déjà avec une communauté d’experts, d’étudiants, de recruteurs sur cette question. Pourquoi ne pas tous les réunir ?
Mais il fallait trouver un support innovant qui permette la collaboration, l’échange et l’évolutivité.

C’est comme ça que se concrétisa l’idée d’un guide pratique sous forme d’e-book. Nous avons donc confié à Emilie Ogez, qui nous accompagne depuis quelques mois sur la sensibilisation des étudiants à l’identité numérique, le choix des auteurs.
France Lefebvre du Prey s’occupa de la coordination de l’ouvrage et Sylvain Lys du design et du graphisme selon une ligne directrice “Cultivez votre identité numérique”.

En moins d’un mois, un travail collaboratif agile : 22 auteurs ont rédigé un texte, les Geemiks ont saupoudré leurs conseils et nous avons choisi des contenus augmentés (vidéo, slideshare, billets de blog)  pour chaque chapitre et sélectionné un outil de publication : Issuu.

Quelques courtes semaines plus tard et un buzz acharné (blogs d’expert, Twitter, Facebook et une bannière chez les influenceurs), le 16 avril 14H00 sortie prévue de l’ouvrage.

9H00 : dernières corrections, dernières relectures…la fébrilité nous gagne !
10H00 : début du premier tchat entre les internautes et l’équipe de l’ouvrage. La web conférence via fm-openlearn nous permet d’être 25 participants simultanés.
L’e-book n’est pas encore sorti que cela bouchonne déjà dans la file d’attente des tchateurs ! Nous sommes agréablement surprises. Les questions s’orientent beaucoup sur l’organisation du travail en mode collaboratif : réunir un nombre important d’auteurs en si peu de temps, tout en respectant la ligne éditoriale qu’on s’était fixé, a été le centre des échanges : mode opératoire, outils utilisés…
14H02 : après les derniers tests techniques, d’un doigt fébrile, je clique sur “entrée”…ça y est ! la publication est en ligne !!
15H00 : début de la deuxième séance de web conférence. Encore beaucoup de questions autour du mode de travail collaboratif, des premières appréciations positives et quelques critiques techniques (surtout en matière de téléchargement) que nous allons régler le plus rapidement possible.

Et voilà le résultat… TA DAM !!

Cet ouvrage nouvelle génération est une première version qui a pour but d’être évolutive. N’hésitez donc pas à nous faire part de vos avis, commentaires, remarques en tout genre.

Pour pouvoir bénéficier de toutes les options (téléchargement, impression, intégration dans un site web, commentaires…), merci de cliquer ici . Bonne lecture !

Creative Commons License
Cultivez votre identité numérique by YouOnTheWeb est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France

9 comments avril 17th, 2009

Lancement de YouOnTheWEB : 1ères rencontres sur l’identité numérique, l’e-réputation et le personal branding

lancement-de-youontheweb-1eres-rencontres-sur-lidentite-numerique-le-reputation-et-le-personal-branding

Après le lancement d’un programme complet sur “Le web professionnel et la gestion de son identité numérique” à destination des étudiants de ESC Lille, les Geemiks lancent YouOnTheWEB : les 1ères rencontres sur l’identité numérique, l’e-réputation et le personal branding en région Nord-Pas-de-Calais.

Cette manifestation est organisée par ESC Lille et Iteem, le Samedi 28 mars 2009 dans les locaux de ESC Lille. Elle s’appuie le concept Barcamp afin de favoriser les échanges et le partage en amont, pendant et après l’événement.
YouOnTheWEB
est co-construit avec les Geemiks, les étudiants ESC Lille et Iteem, les membres de nos réseaux ( experts en identité numérique), des entreprises partenaires et concernées par les problématiques du e-recrutement, de la recherche et de l’intégration de nouveau talents.

Retrouvez su le site les infos sur l’événement, un blog sur l’identité numérique, le programme de la journée…
Vous pouvez vous inscrire sur le site créé via Amiando et visualiser/échanger avec les participants déjà inscrits.

Cet événement s’adresse aux étudiants de l’enseignement supérieur, aux entrepreuneurs, aux créateurs d’entreprise, aux cadres, aux diplômés, aux institutionnels, aux DRH, aux chargés de recrutement, aux chercheurs de nouveaux talents…

YouOntheWEB
s’inscrit, tout comme le programme dédié, dans notre réflexion sur l’animation de communauté. En effet, la gestion de son identité numérique et le passage progressive d’une utilisation ludique du web à un usage professionnel, représente la clé de voute de la constitution, pour chaque usager, de son propre écosystème informationnel.
Le premier défi est donc de de s’appuyer sur un écosystème informationnel commun pour permettre à chaque membre de l’équipe d’organisation de participer à la Co-construction de cet événement.

Nous vous présenterons, en détail, dans un prochain billet, cet écosystème informationnel.

Add comment février 25th, 2009

Les tribulations de Geemik Krine à Bordeaux - ADBS Aquitaine

les-tribulations-de-geemik-krine-a-bordeaux-adbs-aquitaine

Sur l’invitation des membres du bureau de l’ADBS Aquitaine pour la journée d’étude « Documentaliste, ajoutez de la valeur à vos services », me voilà partie Mercredi après-midi avec armes (mon pc, ma clé 3G et ma grande babelle) et bagages pour Bordeaux !


5 heures de train pour peaufiner ma présentation et surfer (vive la 3G !) n’eurent pas raison de ma curiosité… 21h00, bagages déposés à l’hôtel, me voilà en train d’arpenter les larges rues de Bordeaux, charmée par cet odeur de pin, ces éclairages nocturnes et la tranquillité de la Gironde… La douceur de cette soirée m’aurait bien poussée à m’installer en terrasse pour déguster un verre de vin (et oui, il faut s’adapter ! la bière, c’est pour Lille), mais ces choses là se partagent et seule, le plaisir n’aura pas la même saveur !

Une bonne nuit réparatrice et Carlos JENART, membre du bureau de l’ADBS Aquitaine, vient me chercher à l’hôtel et me fait une magnifique visite de la ville via le Tram sur la route de Cap Sciences. Le temps est idéal.

Une quarantaine de personnes était attendues mais j’ai bien l’impression que l’ADBS Aquitaine a largement dépassé ses attentes.

Jean Michel a introduit la séance avec un exposé sur l’importance du concept de valeur ajoutée dans les centres de documentation. Je ne peux que le soutenir dans cette démarche : sortir de ses habitudes bibliothéconomiques, ne pas faire forcément comme les autres, s’interroger sur la réelle valeur que l’on apporte à nos usagers, rester simple et accessible dans ce que l’on propose sont autant d’objectifs que nous défendons aussi à Lille.

Laure Endrissi,  De L’Institut national de Recherche Pédagogique, avec “La veille scientifique et technique de l’INRP”, nous a fait un très bon retour d’expérience d’un projet né sur le papier en 2003, et dont les services de veille rencontrent un franc succès…et ce, pas toujours où elle et son équipe l’attendaient.
J’ai été frappée aussi de cette même importance (que pour nous les Geemiks), accordée à la veille technologique, aux tests, aux implémentations progressives. On constate aussi que l’organisation basée sur la polyvalence et la coopération, permet à une équipe restreinte (moins de dix personnes) de produire des services et des produits à haute valeur ajoutée.

Une agréable pause déjeuner sur les quais et riche en échanges précéda mon intervention. J’avoue qu’il est dur d’aller au front en pleine digestion (ah le fondant au chocolat !!).
Ma présentation du travail des Geemiks étaient moins axée sur la méthodologie mais plus orientée sur notre parcours et nos réflexions.

Les nombreuses réactions du public m’ont agréablement surprise.
Je me rends compte que nous, les Geemiks, évoluons, somme toute, dans un univers privilégié (même si nous nous confrontons à d’autres obstacles) : pas de marché public, une relative aisance dans la mise en place de nos projets, moins de freins budgétaires…

Et ceci est mon “coup de gueule” de cette journée ! Effectivement, lors de mes discussions avec des collègues employés dans certains services publics, je me suis rendue compte des lourdeurs et des blocages qui empèchent les équipes des centres de documentation de pouvoir optimiser leurs services : navigation sur Internet très restreintes due un un filtrage excessif des sites web (comment répondre aux questions des usagers, faire une recherche demandée, constituer un dossier… ?), des commandes de documents alourdie par des marchés publics, des fournisseurs qui ne correspondent pas toujours au mode de fonctionnement des documentalistes et freinent la réactivité des équipes !! Comment peut-on parler de valeur ajoutée, de performance, de services innovant si les professionnels ne bénéficient même pas de la base de leurs outils de travail. On parle de web 2.0 alors que certains de nos collègues n’ont même pas accès facilement au web tout court !! Les associations professionnelles pourrait peut-être amener le débat sur la place publique ?

Malgré tout, les réflexions des Geemiks ne sont pas éloignées de celles de leurs collègues, ni disproportionnées, ni illusoires. Ce genre d’échanges nous redonne à tous beaucoup d’énergie !

Je n’ai malheureusement pas pu assister (train oblige) à la dernière présentation de Elodie Giraud et Laeticia Escande, du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, sur “Services en ligne et valorisation des ressources documentaires : des services 2.0″ mais j’invite le participants à cette journée à en faire leur commentaire sur ce blog !

Merci encore à Daniel Pouyllau, Caroline Abela et le reste de l’équipe pour leur accueil et cette belle journée !

11 comments janvier 19th, 2009

L’université numérique est en marche

luniversite-numerique-est-en-marche

Un petit passage au Colloque International l’”Université à l’ère du Numérique” qui se tenait à Bordeaux les 10,11 et 12 décembre derniers, a permis d’évaluer l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement supérieur.

Certaines initiatives confirment un changement d’une part au niveau de l’enseignent des disciplines avec le développement de la collaboration et du travail en équipe et d’autre part au niveau de l’administration avec le déploiement d’outils développant l’interactivité entre les différents publics.

Petit poisson seul de l’univers “Grande Ecole de Commerce”, j’ai été un peu déçue du cloisonnement qui semble exister entre les différentes initiatives.

Beaucoup de participants semblaient chercher des solutions applicables à leur cas. En ce qui nous concerne c’était d’avantage le partage d’expérience qui était intéressant, étant donné que l’Ecole a déjà déployé un outil et qu’il s’agit maintenant de développer des services pour la plateforme.

Parlons-en d’ailleurs!

  • Choix d’une plateforme, sur quels critères ? Notre Comité TICE (regroupant le service informatique et la médiathèque ) a posé son choix sur Google Apps pour l’accès distant, pour le travail collaboratif sur les documents, pour la capacité de stockage, pour le caractère évolutif de la plateforme, pour l’interface simple et personnalisable (facteur d’appropriation), pour la gestion d’agendas partagés,… tout cela pour un coût raisonnable.
  • Historique du déploiement : Choix de l’éditeur et déploiement de la plateforme auprès de béta-testeurs dés juin 2008 (certains membres de l’administration de l’école) qui seront prescripteurs par la suite. Septembre 2008, généralisation à l’ensemble de l’administration et du public de l’Ecole, avec un accompagnement ciblé pour l’administration et des formations à l’ensemble des étudiants.
  • Les premiers constats : Appropriation par les étudiants (déjà initialement formés aux outils du web 2.0) des différentes fonctionnalités de la plateforme et développement de nouveaux usages. Utilisation quotidienne par les membres de l’administration qui voient clairement les bénéfices à retirer de cette plateforme.

Difficile de conclure ce billet sans évoquer l’apparition de nouveaux métiers résultants du développement des TIC dans l’enseignement ; Cloudworker, Animateur/trice de communautés, Knowledge Manager.

Ma présentation :

Add comment décembre 15th, 2008

Comprendre les usages et apprendre à intégrer les paradoxes : deux rencontres [épisode 2]

comprendre-les-usages-et-apprendre-a-integrer-les-paradoxes-deux-rencontres-episode-2

Tout d’abord Philippe Mallein, sociologue au CNRS qui travaille dans le laboratoire des idées « Minatec Ideas Laboratory », basé au coeur du pôle d’expertise grenoblois « MINATEC » dédié aux micro et nanotechnologies. A l’origine de la méthode CAUTIC (Conception Assistée par l’Usage pour les Technologies, l’Innovation et le Changement), il a fait intervenir une équipe élargie (chercheurs en sciences humaines avec des ingénieurs) dans la conception de produits/services innovants pour donner un nouvel éclairage sur les significations d’usage pour l’usager afin de concevoir un produit/service mieux adapté, d’en évaluer l’impact et de déterminer le sens “social” de ces innovations. Ces travaux ont aussi porté sur les profils d’identités sociales et professionnelles. Pour évaluer les significations d’usage d’une innovation, il faut voir comment l’innovation va être intégrée dans les savoir-faire des utilisateurs ; dans leurs pratiques quotidiennes, qu’elles soient professionnelles, familiales, relationnelles ; dans leur identité sociale et dans son environnement. Je vous recommande vivement de lire ce document intitulé Usages des TIC et signaux faibles du changement social - paru en Mai 2007 mais également celui expliquant la méthode CAUTIC.

Autre rencontre programmée cette fois sur les conseils du premier, car étant originaire de la même région que moi “grand Nord”, il s’agit de Alain Derycke, Professeur des Universités en Informatique, Co-directeur du laboratoire TRIGONE USTL avec comme thématique de rechercheLes usages des activités collaboratives d’apprentissage“. A ce jour, conseiller scientifique pour le PICOM (Pôle de Compétivité des Industries du COMmmerce à Lille et notamment du projet P-learnet. Ce projet se focalise sur les apprentissages humains, formels et informels, au sein des organisations, de la chaîne de valeurs et des clients (BtoB et BtoC). J’ai donc décidé d’assister à la conférence que ce dernier donnait à TICE 2008 (Slides et présentation disponibles comme si vous y étiez !) le 28 octobre dernier à Paris sur le concept d’Intelligence ambiante ou AmI. En quelques Tags : Everywhere ; Everyplace ; Roomware ; Continuité ; Intéraction. La référence sur ce concept ; il s’agit de Rogers Y qui écrivait en 2006 « Nous devons concevoir l’intelligence ambiante comme le moyen d’augmenter l’intellect humain de façon à ce que les gens puissent réaliser de plus grandes prouesses et en étendre leurs capacités à apprendre, à prendre des décisions, à résoudre des problèmes complexes”. En fait l’intelligence ambiante regroupe un ensemble de technologies partageant des traits communs. Elle est la convergence de trois domaines :

  • Ubiquitous Computing, qui consiste à intégrer des microprocesseurs dans les objets de la vie quotidienne.
  • Ubiquitous Communication, qui permet à ces objets de communiquer entre eux et avec l’utilisateur.
  • Intelligent User Interface qui permet aux usagers de contrôler et interagir avec ces objets de manière intuitive.

Dans mon prochain billet (dernier de la saga), je vous exposerai ce que toutes ces discussions et la prise en compte de ces concepts pourraient apporter à l’univers de la bibliothèque : article prospectif …la science fiction appliquée à l’univers de la bibliothèque ? Non…pas si futuriste que cela vous verrez :-) !

Si vous avez raté le premier épisode de la saga c’est ici !

Add comment novembre 10th, 2008

Comprendre les usages et apprendre à intégrer les paradoxes [Episode 1: Constat]

comprendre-les-usages-et-apprendre-a-integrer-les-paradoxes-episode-1-constat

Lorsque je me suis rendue à FAN 2008 - Le Forum des Acteurs du numérique les 7-8 octobre dernier [ Salon des professionnels de la gestion de contenu, des flux, de l’éditique et du document numérique ] c’était en fait pour participer à la conférence débat sur les enjeux de l’économie numérique et de la société du savoir sur le thème « L’économique du numérique dans la société de l’intelligence » : débat 1 : L’économie du numérique et l’obligation d’innover et de rechercher ?

Etant donné que les Geemiks réfléchissent à comment favoriser la co-construction de savoir, amener les membres d’une même communauté à créer une base de connaissances et à terme à développer une “intelligence collective”” , il était intéressant d’assister à ce débat et de valider son intérêt pour notre réflexion.

Je suis repartie de cette conférence dans mon grand Nord en ayant fait un constat, deux belles rencontres et bien plus résolue que jamais à œuvrer à l’intégration et au développement de nouvelles approches dans notre secteur d’activité, dans notre projet et pour la vision de notre métier en tenant compte des paradoxes !

Comme ce billet a vite pris de la longueur tant j’étais inspirée par le thème, je vous propose donc un feuilleton avec trois épisodes sur “Comprendre les usages et apprendre à intégrer les paradoxes pour développer la co-construction de connaissances”.

Tout d’abord le constat qui est en lui même un paradoxe…

Lorsque vous visitez ce salon très high tech, vous découvrez 120 exposants qui vous proposent de numériser, stocker, archiver tous les documents de l’entreprise, de gérer l’immatériel, d’identifier les processus de production et de capitalisation de la connaissance de l’entreprise. J’imagine bien ce qu’est l’intérêt de toutes ces solutions : stockage et traitement des données, capitalisation et mise en valeur. Il y a cependant un frein important à leur développement et leur adoption à terme dans un plus grand nombre d’entreprises car il s’agit à présent de faire évoluer et adopter de nouveaux modes de travail et d’appropriation des connaissances dans l’entreprise.

Aujourd’hui l’enjeu n’est pas tant d’investir dans un système de gestion électronique de documents mais bien de développer la création de nouvelles connaissances à partir des données collectées dans l’entreprise. Donner du sens aux données, contribuer à la construction de nouvelles méthodes, connaissances, au développement de nouveaux usages, de favoriser le développement de nouvelles idées; d’apprendre à les partager et à les échanger. Il en va de notre capacité à innover.

Nous sommes donc dans un mouvement de “production coopérative”. La construction d’une société de la connaissance suppose des producteurs individuels. La connaissance doit être ouverte et partagée. C’est un nouveau modèle économique où l’on passe d’un objectif de vente de produits à la vente de services. Comme on peut accéder nous-mêmes à l’information (via les moteurs de recherche, widgets), que les modes de lecture tendent à se modifier (utilisation des flux) et il s’agit ici à présent de favoriser la co-construction de cette connaissance. La chaîne de production du savoir se trouve transformée. La force productive devient la coordination. Selon Hervé Le Crosnier, dont je vous recommande les écrits et les interventions pour développer une nouvelle vision de notre métier “Nous sommes passés à une société de l’abondance car basée sur l’intelligence pour produire des biens immatériels et non plus uniquement sur la sueur pour produire des biens matériels… à condition que chacun soit en mesure d’exprimer son intelligence“.

Si on veut construire de la connaissance : on doit partager, collaborer et échanger. Les êtres humains cherchent à innover « l’instinct de vie » évoqué par Bernard MARIS en introduction de ce débat mais aujourd’hui, le développement technologique ne suffit plus pour innover. Il faut associer des individus avec des intérêts, des compétences étendues pour co-innover. On doit placer l’humain au cœur du processus.

Prochain épisode [Comprendre les usages et apprendre à intégrer les paradoxes pour développer la co-construction de connaissances : deux belles rencontres]

Add comment octobre 22nd, 2008


Suivez les Geemiks !



Categories

Add to Technorati Favorites

Communauté des Geemiks

Derniers Posts