Les étudiants, les juristes, la recherche d’information et… les éditeurs juridiques
29 octobre 2008
L’idée de ce billet m’est venue suite à ma participation à la présentation de Benoit Bréard du 9 octobre 2008 intitulée Panorama des ressources électroniques : Chercher du web juridique dans le cadre des Journées de la Culture Numérique organisées par la Bibliothèque Vauban à l’Edhec (Université catholique).
Les bases de données juridiques étant souvent peu simples pour la recherche d’information, le débat entre l’intervenant et les participants (enseignants, professionnels, documentalistes) a “dérivé” sur le mode de recherche d’information des étudiants voir donc des jeunes juristes. Pour précision, l’intervenant est responsable de la documentation dans un grand cabinet d’avocats sur Paris (Shearman & Sterling) et secrétaire de l’association Juriconnexion. Le constat est le suivant : Google reste la référence pour la recherche d’information pour la Génération Y. Mais le problème est que la recherche d’information en droit doit être très précise et à jour, les lois évoluant constamment. Que faire ? Former ! Former les étudiants aux différents outils de recherche et à l’importance d’une bibliographie soignée. Mais aussi, comme cela a été notre démarche à l’ESC Lille, s’adapter à leur manière de rechercher de l’information (une seule fenêtre de recherche comme sur Google et non plus directement la distinction entre Auteur, Titre, Mot du texte…
Un mot sur l’intervention de Benoît Bréard : celle-ci m’a bien aidée à saisir la différence entre les éditeurs juridiques et les publics visés :
- Lamy : public professionnel,
- Dalloz/Francis Lefebvre, Lexis Nexis : public académique.
Il était intéressant de se rendre compte que les professionnels étaient en demande d’informations et de synthèses rapides car , comme l’indiquait le directeur juridique d’un grand groupe de télécoms, la réponse à la question de la Direction générale doit être presque instantanée. Le juriste d’entreprise a donc besoin de bases de données lui permettant cette réponse rapide. Quand le monde professionnel travaille avec le monde académique, la qualité du travail est reconnue par les professionnels mais le reproche du délai trop important est évoqué régulièrement. Nous avons donc là deux mondes qui ne fonctionnent pas au même rythme mais des passerelles sont possibles : des travaux de réflexion sont demandés par des professionnels à des enseignants-chercheurs.
Donc les éditeurs juridiques historiques doivent se positionner parmi ses différents acteurs (juristes professionnels, enseignants, étudiants, documentalistes) mais aussi parmi les nouveaux acteurs : nouveaux éditeurs juridiques (Lexbase, Lextenso…), les bases de données officielles (Légifrance…) et les outils Web 2.0 (blogs et wikis). Leur histoire fait grandement partie de ce positionnement sur le marché.
Dans : Animation de communauté



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